Lorsqu'on considère des classes d'équivalence c'est pour pouvoir considérer chaque classe, non plus comme un sous-ensemble, mais comme un unique élément.
Cette idée on la retrouve à l'oeuvre dans Q.
Une infinité de fractions peuvent représenter le même nombre réel: exemple 2/3 et 10/15
Pour restaurer une forme d'unicité on introduit la relation d'équivalence a/b=a'/b' <=>ab'=a'b (b et b' non nuls)
Chaque classe d'équivalence représente ainsi un réel et un seul.
un vecteur du plan a plusieurs représentants mais on le considère comme un objet unique.
Quand j'étais en troisième, les vecteurs du plan étaient définis comme étant les classes d'équivalence de la relation d"équipollence:
"deux bipoints (A,B) et (C,D) sont dits équipollents si ABDC est un parallélogramme, éventuellement aplati"
http://fr.wikipedia.org/wiki/Parall%C3%A9logrammeIl faut dire qu'en 6ème ou en 5ème était défini abstraitement ce qu'était une classe d'équivalence.
Quand on quotiente un groupe G par un sous-groupe H, en particulier , c'est dans le but de confondre tous les éléments de H, c'est à dire que H est considéré comme un seul objet, comme un seul point.
Mais en pratique on ne connait une classe d'équivalence de G/H que par un représentant, c'est à dire un élément de cette classe. si x est un tel représentant xH est la classe tout entière (c'est à dire l'ensemble des éléments de la forme xh où h parcourt H). g et g' sont dans la même classe d'équivalence de G/H si et seulement si g^(-1)g' est dans H.
Si H et K sont des sous-groupes de G
On peut essayer de définir l'application
G/H ->G/K
aH -> aK
Mais pour que cette application soit bien définie il faut que si je remplace a par un autre élément b équivalent
(c'est à dire que a^(-1)b appartient à H, c'est à dire que aH=bH) il faut que bK soit égal à aK c'est à dire que a et b soient équivalents par la relation d'équivalence qui définit G/K.
L'application ne doit pas dépendre du représentant choisi pour chaque classe de G/H.
(en fait si c'était le cas, ce serait impropre de parler d'application pour cette correspondance, il n'y aurait pas d'image unique)
PS:
L'ambiguïté de la notation xH est qu'en même temps elle désigne une multitude (vu comme un sous-ensemble)
et un objet unique, une classe d'équivalence de G/H.